En 1898, la voie ferrée fut installée sur un talus, le long de la route nationale 160, reliant Cholet aux Sables d'Olonne.
A l'origine, le chemin de fer devait passer au sud du bourg et la gare devait être construite entre l'église et le vieux château. mais finalement, il passa en terrain neuf, à travers des prairies et des jardins.
A mi-chemin entre la Roche-sur-Yon et les Herbiers, la gare des Essarts était l'une des 7 stations de cette ligne ferrovière.
Huit personnes travaillaient à la gare.
La gare se composait d'un rez-de-chaussée et d'un étage. A l'étage se trouvaient trois chambres.
La gare des Essarts possédait plusieurs postes d'aiguillage et quatre voies. Un voie permettait de desservir un magasin de grains et engrais. Les wagons chargés passaient sur un pont-bascule grâce à deux plates-formes tournantes. Une autre voie amenait la locomotive entre la pompe et le château d'eau, pour remplir le réservoir de la locomotive.
Vers 1930, deux autres magasins s'implantent près de la gare : le syndicat des agriculteurs de la Vendée et le magasin Branchereau. La voie subit alors quelques transformatrions (suppression du butoir, allongement de la voie.)
Les Essarts sont une région d'agriculture et d'élevage. Le train permettait le transport des engrais, des semences et des bestiaux.
Le lundi, 80 à 100 personnes empruntaient le train pour se rendre à la foire de la Roche-sur-Yon. Le voyage durait environ une heure.
Mais peu à peu, d'autres moyens de transport se développent (car, voiture, camion) et en 1950 le train disparaît. La voie est arrachée. Des rues la remplacent : Avenue de la Promenade, Avenue Saint-Hubert.
La gare devient le logement du garde-champêtre, Monsieur Blanchard.
En 1955, le bâtiment s'allonge : les bains-douches sont construits : 11 cabines (10 douches et 1 baignoire), 1 guichet et 1 salle d'attente.
En 1968, une centaine de personnes venaient encore y prendre une douche (1 F.) ou un bain (2 F.)
En 1976, les bains-douches ferment.
Aujourd'hui, le bâtiment a été restauré et sert d'habitation.